Salon MIFF 2025
Les jours heureux
D’année en année, nous ne cessons de le répéter, Le salon MIFF est unique en son genre dans l’univers des salons professionnel tous secteur confondus. Ce rendez vous du bout du monde est un moment tellement rare que ces journées passées sur cet endroit si particulier ne cessent de nous enchanter, tant et si bien que nous avons voulu dans ce reportage, vous emmener dans notre voyage et vous faire partager notre expérience, notre vécu. Nous allons donc voue mener à nos côtés au bout du monde, à Kuala Lumpur cœur battant d’une Malaisie qui ne cesse de nous étonner à bien des égards.
Table des matières
ToggleMais avant de vous faire part de ce que nous avons vu et entendu, penchons nous tout d’abord sur les résultats et statistiques de cette édition 2025 qui ne fait que confirmer l’ascension régulière du salon et son succès dans une région très dynamique. Pour cette édition 2025, Ce sont donc 19556 professionnels du secteur qui ont franchi les portes des deux centres d’exposition, à savoir le WTCKL (acronyme de World Trade Center Kuala Lumpur) et le MITEC (Malaysia International Trade and Exhibition center) ou ils ont pu découvrir les nouveautés et innovations des 724 exposants sur 100 000 m2 répartis sur les deux sites. Rappelons pour information, que le premier nommé est le berceau du salon. C’est ici qu’est né le salon MIFF et il n’a pas beaucoup changé fondamentalement pour notre plus grande satisfaction. Celui-ci ne ressemble en rien à l’idée que l’on peut se faire d’un salon moderne, avec son architecture quelque peu désuète, mais il a une âme, une histoire. Nous y reviendrons dans notre reportage. C’est tout le contraire pour l’autre centre, lequel est un bâtiment récemment sorti de terre, ultra moderne, ultra fonctionnel. Toujours est t’il que l’originalité de cette offre répartie sur deux sites, a trouvé sa place, et séduit pleinement tout le monde. D’aucuns préfèrent le premier, surtout les exposants historiques, d’autres ont bénéficié du second, le plus souvent parce que s’y trouvaient les emplacements disponibles. Toujours est t’il que chacun y a trouvé son bonheur, si l’on regarde l’indice de satisfaction, puisque Les visiteurs ont affiché des indices supérieurs à 90% à propos de la pertinence de l’offre, le niveau de service apporté tant par les exposants que les organisateurs, les chiffres variant de 92 à 94%, ce qui est tout à fait considérable. Bien entendu, la conséquence générale de ces bons résultats augure des lendemains qui chantent, puisque pas moins de 86% de tous ces gens ont d’ores et déjà décidé de revenir dès l’an prochain.
Carton plein pour l’international
L’autre grand sujet de satisfaction pour les organisateurs se trouve dans la progression de l’internationalisation du salon. Ceux-ci en avaient fait une de leurs priorités. A cet effet, ils ont effectué un travail de fond considérable. Ils s’en voient tout à fait récompensés, et là encore, les statistiques parlent d’elles mêmes. Déjà, en termes d’exposants, puisqu’ils étaient 354 venus de Malaisie et 388 venus de l’étranger, répartis sur 12 pays et régions, la majorité venant sans surprise des pays de la région, à savoir ceux de l’Asie du Sud Est. Quoiqu’il en soit, cette offre fort bien équilibrée entre les exposants locaux et les autres, a manifestement séduit les visiteurs venus de tous horizons, puisqu’ils ont représenté la bagatelle de 120 pays et régions. Ces résultats remarquables à tous points de vue, propulsent ainsi le salon MIFF dans le Top10 des plateformes internationales de grande importance. Voila donc un résultat absolument remarquable, mais il y a mieux encore pour combler les organisateurs. En effet, et comme chacun sait, un salon professionnel est avant tout une plateforme de rencontres, et surtout un lieu privilégié d’échanges commerciaux. C’est donc ainsi que pas moins d’1,31 milliards de dollars d’achats et de commandes ont été réalisés à l’occasion de cette édition 2025. Ces résultats sont sans appel et prouvent l’’efficacité de la plateforme en termes de chiffre d’affaires. Dans ces conditions, les exposants sont repartis avec un large sourire, en témoigne les indices de satisfaction puisque 72 % ont apprécié les opportunités en termes de business, et ils se disent 92 % décidés à revenir l’an prochain déclarant avoir particulièrement apprécié l’efficacité de l’organisation et les conditions d’accueil, avec des indices très élevés variant entre 83 et 86 %. C’est donc un satisfecit général que les exposant affichent pour cette édition 2025.
Animations et digitalisation
Cependant, arriver à des résultats aussi probants ne s’improvise pas. Il faut tout d’abord une offre cohérente, dynamique qui puisse séduire les visiteurs à court et moyen terme. A cet effet, les organisateurs ont toujours multiplié les séminaires, animations, et rencontres afin non seulement d’informer les visiteurs mais aussi de créer du lien. Mission réussie cette année encore ou l’occasion a été offerte aux fabricants et industriels de se mesurer, via divers concours largement récompensés. Ce fût principalement le cas pour les jeunes designers qui se sont vus offrir l’occasion de démontrer leur talent et leur savoir faire, en planchant sur le thème suivant “Les meubles inspirés de la mode” lors de l’épreuve nommée MIFF FDC. Ils ont été 335 à y participer ! Ces derniers, ont également prouvé que l’industrie du meuble Malaisien s’inscrit parfaitement dans les tendances les plus en vogue de la décoration et de l’aménagement moderne de la maison. La création a donc été, une fois de plus un élément de plus haute importance. L’adaptation au modernisme est une volonté du MIFF, et ceci s’est prouvé encore cette année, d’autant plus que les organisateurs avaient mis en place le MUAR Hall, plateforme destinée a permettre aux membres de l’association MFA de développer leurs marques à l’export via la diversification des canaux de commercialisation et la promotion du renforcement du développement durable. Enfin dans le cadre des événements clés, cette année à vu le début de la KL iDesign week qui vise à élever le design asiatique sur la scène mondiale dans le cadre d’une collaboration entre le MIFF et la Guangzhou Design week. Enfin, le MFID était de nouveau présent cette année mettant en lumière les plus belles créations d’intérieur et professionnelles. L’autre élément stratégique d’un salon tourné vers l’avenir, a été le grand tournant de la digitalisation, qui a démontré ses formidables opportunités à l’occasion de la crise Covid véritable accélérateur. Cette dernière a engendré le terme d’hybridation et surtout ouvert de nombreuses voie dans la manière de visiter le salon Le visiteur peut ainsi obtenir un plan parfaitement détaillé, organiser ses recherches, son emploi du temps, aménager des rendez vous, prendre ses commandes ou visionner les produits. Avec l’IA en approche, les opportunités vont plus que jamais se démultiplier et nous n’avons encore rien vu.
Voilà donc le bilan plus que positif que peuvent dresser les organisateurs, à l’issue de cette édition du salon MIFF qui s’inscrit désormais comme un des rendez vous mondiaux majeurs des salons du meuble dans sa globalité incluant ainsi la décoration et l’aménagement intérieur et extérieur, l’équipement de bureau, les composants. L’offre ratisse désormais large. Cependant le but principal n’est pas le volume, mais la qualité, l’innovation et le design. A ce jour, on peut dire que le cahier des charges est rempli et que la mission de continuer à propulser le MIFF toujours plus haut est accomplie.
Souvenirs du bout du monde
Comme promis dans le préambule de ce reportage, nous avons décidé de vous emmener aux côtés de notre reporter pour ce voyage dans ce salon pas comme les autres. Comme tout voyage qui se respecte, celui-ci a commencé par une belle nuit de fin d’hiver à l’aéroport Charles De Gaulle, en attendant de décoller pour un très long vol. Ainsi commencent tous les déplacements lointains hors de nos frontières.
Jeudi 27 février
Il est bientôt 23 h et l’avion atterrit enfin sur le gigantesque aéroport de Kuala Lumpur, nommé simplement KLIA. Comme toujours après un tel périple, je suis fourbu, et ceci d’autant plus que nous avons fait une longue et fastidieuse escale à Singapour. Vient ensuite la pénible et obligatoire formalité des contrôles douaniers après une interminable déambulation dans les très longs couloirs. Je n’ai qu’une hâte, quitter cet endroit au plus et récupérer mes bagages. Enfin, un coup de tampon me libère et j’ai l’agréable surprise de déjà trouver mes bagages qui roulent sur le tapis. Le sens de l’efficacité du service n’est pas un vain mot en Asie. Mais la délivrance vient enfin lorsque je vois nos hôtes qui m’attendent comme prévu, avec leur sourire et leur gentillesse extrême. Ils me conduisent à la voiture garée dehors. C’est le moment où je suis pour la première fois en contact avec la température extérieure, et comme toujours, je me sens un peu ridicule avec mes vêtements d’occidentaux, alors que tout le monde est en T-shirt. Comme toujours également, le climat Malaisien me surprend. Je suffoque. Heureusement, mon aimable chauffeur m’emmène tout en douceur à mon hôtel. Le confort de la berline, l’air conditionné me plonge dans une agréable torpeur. Fin du premier acte.
Vendredi 28 Février
Jour de repos et de récupération pour de nombreux visiteurs étrangers comme moi. Décidément ces longs vols sont éreintants, et j’en profite pour traîner dans ma chambre, un peu déboussolé par le décalage horaire, jusqu’à ce que mon estomac me rappelle à l’ordre. Comme tous les voyageurs, je suis logé dans un confortable hôtel situé à quelques étages d’un centre commercial ou se trouvent de nombreux restaurants. J’en profite pour déguster la délicieuse cuisine locale. Après une sieste réparatrice, je décide d’aller inspecter les lieux. Il n’ y a qu’un étage à remonter, puis il suffit de traverser un passage pour se retrouver devant le bâtiment historique du WTCKL. Ceci prend quelques minutes et j’ai à peine le temps de ressentir l’intense chaleur sur ces quelques mètres. Tout est facile lorsque l’on vient visiter le MIFF. Je m’aventure un peu dans les locaux, ou les exposants s’activent à installer les Stands. Je décide de les laisser travailler, et prends un taxi pour prendre le pouls de la ville. Sans surprise, le trafic est intense, et le chauffeur m’arrête au pied des fameuses et superbes Twin Towers. Je retrouve une capitale pleine de vie, qui ne cesse de se moderniser avec notamment de nombreux buildings ultra modernes en construction, ou se côtoient les magasins de luxe et les échoppes, même si celles-ci ont tendances à disparaître. Dans cette ville où vivent toutes les cultures, il règne un calme, un peu en rupture avec les autres capitales d’Asie. Après avoir diné dans un de ces merveilleux restaurants que l’on trouve partout, je décide de rentrer en métro, lequel me dépose au pied de mon hôtel. Je tombe de sommeil et une journée chargée m’attend. Fin du deuxième acte.
Samedi 1er Mars
Je me réveille reposé. Comme toujours mon dossier est dans ma chambre. Donc pas de souci de laisser passer, de programme etc. Tout figure clairement, comme toujours avec l’impeccable organisation. Il me suffit donc de quelques minutes pour franchir les portes du salon, ou une intense activité règne, mais sans la moindre sensation de stress, à l’image de cette Malaisie si accueillante. Cependant, je n’ai pas le temps de m’attarder. Une importante mission m’attend puisque je suis membre du jury, pour le concours du stand le mieux présenté. Après un briefing très précis, nous partons examiner l’aménagement proposé par chaque exposant participant. Nous avons le choix en plus, d’en retenir quelques uns qui auraient pu retenir notre attention. La tâche est rude, les impétrants sont nombreux et nous passons de longues heures à noter selon un barème bien déterminé, sur les deux sites. Le choix va s’annoncer difficile, d’autant plus que les décorations ont tendance, à se ressembler. Les exposants semblent encore vouloir surtout un peu trop optimiser leur surface d’exposition en termes d’espace. On sent qu’ils sont là pour vendre avant tout et on ne peut les blâmer. Néanmoins nous finissons par déterminer une short list d’une vingtaine d’exposants, à revoir le lendemain.
Après cette longue journée, nous nous retrouvons à la “Welcome party” toujours aussi chaleureuse, à l’image des organisateurs. Juste une petite objection. Pourquoi nous avoir servi un buffet occidental, et non cette merveilleuse cuisine locale. Toujours est t’il que cette soirée d’accueil est un délicieux moment qui me fait oublier la fatigue d’une journée fort chargée. Fin du deuxième acte.
Dimanche 2 Mars
Je retrouve notre groupe pour un deuxième tour de piste sur les deux sites. Il va falloir désormais décider du classement définitif, en fonction d’une short list que nous avons établie la veille. D’une manière générale nos avis se rejoignent, et nous repartons pour un examen plus poussé de chacun des stands sélectionnés sur les deux sites. Après ce deuxième tour, nous procédons à la sélection finale. Une fois de plus, l’unanimité se fait autour des lauréats que nous avons longuement examinés, à part quelques objections que nous arbitrons très vite. Nous remettons les résultats à l’organisation qui va préparer les “slides powerpoint” pour le remise de prix. Il est temps de regagner l’hôtel afin de me préparer pour la fameuse “Buyers Night”. Celle-ci se tient dans une immense salle ultra moderne, sur le site du MITEC. Tout est réglé parfaitement. Les navettes fonctionnent à plein et nous sommes installés parfaitement pour un spectacle de haute qualité. Le banquet est remarquable, les invités se lient vite de table en table. C’est la fête, la vraie. Cerise sur le gâteau, une tombola offre de très beaux cadeaux high tech. Je ne gagne rien comme d’habitude. La soirée se termine sur la piste de danse. C’est l’euphorie, tout le monde est heureux, et moi je ne peux qu’être admiratif du travail des organisateurs. Fin du deuxième acte.
Lundi 3 Mars
Me voilà déjà au dernier jour. Le temps a passé si vite. Cependant, Le programme s’annonce chargé, avec notamment les remises de prix des différents concours dont celui du MFID qui se termine aussi par un banquet. Je profite de quelques heures de libre pour visiter une fois de plus le salon et compléter mon reportage photo. Au gré des allées, je constate que l’offre globale est vraiment de qualité, d’ailleurs le volume de chiffre d’affaires le prouve. Je vois aussi que le design ne cesse de prendre une place de plus en plus importante, et qu’il permet de créer des passerelles avec les tendances occidentales. Cette rencontre entre le Sud Est et l’Ouest est une réussite esthétique appelée à un bel avenir. C’est maintenant l’heure des récompenses, les nôtres, mais aussi celle de mes collègues chargés du concours dédié aux produits les plus innovants sur le plan technique. Ca cérémonie se trouve dans une de salles événementielles du MITEC. Elle est superbe, la scénographie parfaitement réglée, et l’ambiance chaleureuse. Après ces festivités, retour sur le WTCKL, pour une autre remise de prix, celle du MFID, dédiée aux plus beaux designs intérieur et commerciaux. L’animation est nommée tambour battant par Iko In son très dynamique créateur, sur fond de mise en scène high tech. Cerise sur le gâteau, le dîner est Malaisien. Il est tard et la journée a été chargée. J’en profite pour me promener dans la ville malgré la chaleur nocturne que finalement j’apprécie. Il est temps de rentrer faire mes bagages. Fin du troisième jour.
Lundi 4 mars
La fête est finie. Un fois encore, le temps a passé trop vite. Quoiqu’il en soit cette édition 2025 du MIFF est une nouvelle fois une grande réussite à tous niveaux. Les organisateurs ont atteint leurs objectifs, les exposants aussi et les visiteurs sont repartis contents de leur déplacement. Quant à moi, je ne peux que tirer mon chapeau, une fois de plus, aux équipes aux commandes du salon. Professionnalisme rigoureux et accueil chaleureux font de ce rendez vous un moment unique au monde. Vivement les journée du 4 au 7 mars 2026.
Le concours MFID
Un très haut niveau, et un bravo à Iko
Il se nomme Iko In. Ce jeune homme toujours en mouvements nous semble monté sur ressorts, tant il est dynamique, vif, et surtout plein d’idées, d’imagination. Il l’a prouvé.
Encore cette année en animant de main de maître la cérémonie de remise des prix du MFID acronyme de My Favorite International Designers, qu’il a crée et qui a rencontré un succès remarquable à tous points de vue. Ce concours était destiné aux meilleures créations en termes de design selon deux catégories. L’une désignée au design commercial et l’autre au design d’habitation. Après une première sélection de dossiers, ceux-ci sont soumis à différents membres d’un jury international dont j’ai eu l’honneur d’en faire partie. Quelques jours avant le salon, ce cher Iko, m’a transmis les dossiers des compétiteurs afin de leur attribuer une notation selon des critères préétablis. Ce n’est rien de dire que la tâche fût ardue, tant ceux-ci étaient d’une qualité exceptionnelle dans les deux catégories. Chacun d’entre nous a choisi en son âme et conscience, selon son propre cahier des charges en suivant le système de notation pré défini. Toujours est t’il qu’un classement a été établi et que les choix de chacun des membre du jury ont fait consensus. Mais au delà des classements, c’est le niveau général qui était remarquable. Iko et son équipe ont fait un travail de sélection rigoureux, et il faut l’en féliciter. En tout cas le concours MFID a définitivement trouvé sa place au sein du MIFF.


















